
Leylah Fernandez a livré une dure bataille digne de ses plus belles victoires aux Internationaux des États-Unis pour atteindre le quatrième tour à Indian Wells. Une performance qui lui a valu des éloges de la planète tennis.
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« Présentement, Leylah Fernandez est le meilleur spectacle offert au tennis, selon moi », a tweeté l’Américaine Pam Shriver, détentrice de 21 titres de la WTA et analyste au réseau ESPN, quelques heures après que la Québécoise eut éliminé la Russe Anastasia Pavlyuchenkova.
Pour l’emporter 5-7, 6-3 et 6-4 en 2 h 41 min face à la neuvième favorite, dans la nuit de dimanche à lundi, heure du Québec, Fernandez a employé la recette qui lui a si bien servi à New York, le mois dernier.
Elle s’est accrochée. De son propre aveu, elle n’a pas offert son meilleur jeu. Mais elle a disputé un tennis créatif, sans peur.
Et elle n’a pas tremblé quand le moment était grand. À titre de preuve : cet as, son deuxième seulement de la rencontre, réussi en plein centre sur balle de match.
« Je suis une introvertie, qui aime les casse-tête, les cubes Rubik, les Sudokus. J’aime résoudre des problèmes. Ce soir [lundi], c’était un problème à résoudre, a imagé Leylah, en conférence de presse. Je suis contente de m’en être sortie. »
Le coup le plus laid
La Lavalloise de 19 ans, 23e tête de série dans le désert de la Californie, a multiplié les fautes directes à la première manche, remportée par la Russe de 11 ans son aînée à sa deuxième tentative au service.
Devant une performance aussi erratique, Fernandez a choisi de revenir à la base à la manche suivante. C’est-à-dire, simplement tenter de placer la balle en jeu.
« Ça ne me dérangeait pas de frapper le coup le plus laid au monde, a expliqué la jeune joueuse. Je voulais juste mettre la balle en jeu. C’est ce que j’ai fait, et après, [Pavlyuchenkova] a commencé à commettre plus d’erreurs. »
Déboussolée par ce changement de stratégie, la Russe, elle aussi finaliste en Grand Chelem cette année (à Roland-Garros), n’a plus jamais été la même.
Une foule différente ?
La performance de la Québécoise n’a pas juste conquis Pam Shriver. Elle a aussi soulevé la foule, qui l’a chaudement encouragée, comme ce fut le cas tout au long de sa quinzaine new-yorkaise.
Mais Fernandez ne risque pas de profiter de pareil appui à son prochain match, mardi.
La 28e mondiale se mesurera à une favorite locale, l’Américaine Shelby Rogers, 28 ans et 44e raquette sur la WTA. Celle-ci a liquidé la Roumaine Irina-Camelia Begu (61e) 6-0 et 6-2 au tour précédent.
La Suissesse Belinda Bencic, 10e tête de série, était son adversaire potentielle en ronde des 16, mais la championne olympique en titre a déclaré forfait avant sa première rencontre, blessée à un genou.
Ce match face à Rogers prendra des allures de revanche pour Leylah. L’Américaine l’avait battue 6-2 et 7-5 au tournoi de Lexington, au Kentucky, en août 2020.
« Ce fut un bon match, s’est souvenue Fernandez. J’ai beaucoup appris de cette défaite. Je m’attends à une autre bataille. »
Félix sorti d’entrée
Si Fernandez a repris là où elle avait laissé au US Open, ce ne fut pas le cas de son compatriote Félix Auger-Aliassime, demi-finaliste à Flushing Meadows.
Après avoir dû déclarer forfait à San Diego il y a deux semaines, touché à la jambe, le Québécois s’est incliné dès le deuxième tour à Indian Wells.
Il s’agissait pour lui d’une première rencontre dans ce tournoi, ayant profité d’un laissez-passer pour la ronde initiale.
Septième favori de la compétition, le joueur de 21 ans n’a jamais trouvé ses repères face à l’Espagnol Albert Ramos-Vignola, 48e, qui l’a évincé par la marque de 6-4 et 6-2 en seulement 1 h 16 min de jeu, dimanche.
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